Son frère

24 06 2009

Un bouquin bouleversant, percutant, aussi bref qu’intense, qui vous fait des noeuds dans le ventre, superbement écrit par un Philippe BESSON qui a toujours le mot juste, l’expression qui transporte. Il faut avoir le moral pour accompagner ce narrateur vers la mort de son frère, mais cet ouvrage est une superbe leçon d’amour… Tout au bout de l’île de Ré, à Saint-Clément-des-Baleines, là même où se sont échoués quelques marins malheureux dans ces eaux mauvaises… C’est un bout du monde, théâtre du bout de la vie, celle de Thomas, le frère. Cet être, double du narrateur, qui a vingt-cinq ans et en paraît quatre-vingt-dix, diminué par la maladie. Il se meurt, dans la maison familiale, dans la bâtisse de son enfance, au cœur de l’été. Son frère ou quelque chose comme la mort à l’œuvre, qui s’acharne, sûrement, prend son temps aussi, se laisse désirer, froidement. On s’attend à un engourdissement des membres, une contraction chez cet homme qui vit avec un “risque hémorragique permanent”. Mais non. C’est la “nonchalance, une sorte de vacance, une lenteur, un renoncement dans la chaleur”. Raconté sous forme de journal, dans lequel s’insère un flash-back, long râle plaintif et douloureux de la maladie, Son frère est cet accompagnement à la mort, avec sa part d’injustice et d’incompréhension, un accompagnement poussé par les souvenirs, au creux de la fraternité évoqués sobrement, sans fard, par un narrateur démuni, mutilé





Un homme accidentel

11 01 2009

J’ai adoré ce livre de Philippe BESSON, à dévorer d’urgence… 4ème de couverture : L’un est un inspecteur de police de Los Angeles, marié et sans histoires. L’autre est la nouvelle coqueluche d’Hollywood, celui dont les tabloïds s’arrachent les photos. Sans l’assassinat d’un jeune prostitué dans un des quartiers les plus riches de L.A, ils ne se seraient jamais rencontrés… Alors que deux mondes opposés se télescopent dans un jeu de cache-cache mêlé de fascination et de faux-semblants, l’enquête policière va révéler bien plus que l’identité du coupable.
Derrière le cliché d une existence bien rangée, ou celui des paillettes et du glamour, se cachent la vulnérabilité et la solitude de deux êtres. Aucun n’avait prévu l’attirance violente qui les pousse soudain l’un vers l’autre. Comment ces deux hommes, icônes d’une certaine Amérique et symboles de la virilité, vont-ils faire face à l’inédit ? Et combien de temps un amour, même absolu, peut-il se maintenir en marge de la morale et des lois ?
Tantôt roman noir, tantôt road movie, cet hommage aux films hollywoodiens est aussi le récit d’une ville mythique, Los Angeles, où l’omniprésente lumière californienne irradie tout, des rues aux villas de stars, en passant par les motels de Venice Beach et les rivages du Pacifique. Cette lumière vengeresse semble n’avoir qu’un seul but : révéler le mensonge des apparences, confronter les êtres à leurs secrets enfouis et à leur vérité nue.





Les enfants de la Terre – Tome 1

24 10 2008

Ces aventures d’Ayla, jeune enfant préhistorique, sont tout simplement passionnantes. Superbement et scientifiquement documenté, ce roman de Jean Auel nous plonge dans un autre univers, si stupéfiant de réalisme que le livre se dévore littéralement… Vivement les tomes suivants ! 4ème de couverture : Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer. Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connaît l’outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s’abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d’harmonie. En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d’un lion pour se réfugier auprès d’un clan étranger. On l’adopte. Très vite, les gestes et les paroles d’Ayla suscitent l’étonnement et l’inquiétude…





Prédateurs

13 08 2008

Et voilà ! Comme d’hab, j’ai dévoré en quelques jours l’avant-dernier bouquin de mon chouchou Maxime Chattam, Prédateurs… Ce roman très rythmé nous transporte avec intelligence dans les rangs de la Police Militaire, pendant le débarquement de la 2ème guerre mondiale. Descriptions très réussies, personnages attachants, intrigue rondement menée, rien ne manque. A lire d’urgence ! 4ème de couv : Ils sont déjà parmi nous… Une guerre sans nom. De jeunes soldats sauvagement mutilés dans des mises en scène effroyables. Mais l’ennemi n’est pas le coupable. Pour le lieutenant Frewin, fasciné par le langage du sang, il ne peut s’agir que d’un psychopathe, un monstre de ruse et sadisme, un prédateur cruel et archaïque qui va les décimer un par un… Renouant avec la veine de sa Trilogie du Mal, Maxime Chattam nous propulse dans un vortex de terreur, imposant une fois encore son univers mystérieux et sanglant. Plus qu’un thriller, un guide de survie !





Week-end estival

22 06 2008

Course à pied, natation, fête de la musique, bronzage au plan d’eau, lecture… Finalement, ce premier week-end de l’été m’a bien changé les idées et j’en ressors très reposé. J’ai pu terminer au plan d’eau ma lecture du bouquin de Pierre MAGNAN “Les Courriers de la Mort”, entamé voilà déjà plusieurs mois. J’avais eu du mal à entrer dans l’intrigue, mais je dois avouer que la fin du bouquin est bien meilleure que le début… Vacances dans 15 jours, ça fera du bien…