Le berger

19 11 2008

Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d’une campagne quand, d’un nuage de poussière, surgit une rutilante Range Rover venant dans sa direction.
Le chauffeur, un jeune homme dans un complet Armani, chaussures Gucci, verres fumés Ray Ban et cravate Hermés, se penche par la fenêtre et demande au berger :
- Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre troupeau, m’en donnerez-vous un ?
Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement et répond simplement :
- Certainement.
 
L’homme gare sa voiture,ouvre son ordinateur portable, le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur Internet vers la page de la NASA, communique avec un système de navigation par satellite, balaie la région,ouvre une base de données et quelque trente fichiers Excel aux formules complexes; finalement, il sort un rapport détaillé d’une dizaine de pages de son imprimante miniaturisée et s’adresse au berger en disant :
- Vous avez exactement 1586 moutons dans votre troupeau.
- C’est exact, dit le berger. Et comme nous l’avions convenu, prenez-en un.
Il regarde le jeune homme faire son choix et expédier sa prise à l’arrière de son véhicule, puis il ajoute :
- Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me rendez-vous mon mouton ?
- Pourquoi pas ? répondit l’autre.
- Vous êtes énarque et vous faites des AUDITS, dit le berger. 
- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?
- C’est facile. Vous débarquez ici alors que personne ne vous l’a demandé, vous voulez être payé pour avoir répondu à une question dont je connais la réponse et, manifestement, vous ne connaissez absolument rien à mon métier. Maintenant, rendez-moi mon chien.
MORALE
C’est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l’air brillants avant d’avoir l’air con.





Blagounette

28 03 2008
Un jeune mari rentre chez lui.
 
Sa femme lui saute au cou en disant :
- Chéri, j’ai une grande nouvelle : je suis en retard d’un mois. Je crois que nous allons avoir un bébé ! J’ai fait un test de grossesse chez le médecin et nous aurons le résultat d’ici un jour ou deux.Tant que nous n’aurons pas le résultat, on n’en parle à personne.
 
Le lendemain, un conseiller clientèle d’EDF téléphone chez eux au sujet d’une facture impayée :
- Vous êtes bien Mme Dupont ?
- Oui.
- Madame, vous avez un mois de retard.
- Mais… Comment le savez-vous ?
- Nous avons des ordinateurs, c’est inscrit dans notre base de données.
- Que dites-vous ? C’est inscrit dans vos ordinateurs ?
- Absolument !
 
Le soir venu, elle raconte cette conversation à son mari qui, fou de rage, se précipite dès le lendemain au siège de la compagnie d’électricité :
- Qu’est-ce que c’est que cette histoire, vous inscrivez dans votre base de données que ma femme a un mois de retard ? De quoi vous mêlez-vous ?
- Écoutez, dit le conseiller clientèle, calmez-vous, ce n’est pas bien grave. Vous n’avez qu’à l’acquitter.
- La quitter ? Il n’en est pas question ! Je ne la quitterai jamais, ni maintenant, ni plus tard !
- Dans ce cas, je vous préviens que si vous refusez de l’acquitter,on va vous la couper.
- Quoi ? Me la couper ? Mais vous êtes fou ! Et que deviendra ma femme ?
- Je ne sais pas… elle n’aura qu’à se servir d’une bougie ! 
 
….
 
Ben quoi ? Elle est pas rigolote celle-là ? Bon, d’accooooord, elle est méga connue, mais je sais pas pourquoi, aujourd’hui elle m’a bien déridé les zygomatiques… Meuh non, je n’ai pas l’esprit mal placé… Tsss…




Bêtisier des Tribunaux

25 03 2008
Un petit lien vers un bêtisier des Tribunaux… Je vous assure que ce que vous y lirez a de très fortes chances d’être véridique… J’en veux pour preuve cette réplique dont j’ai été personnellement témoin, lors d’un interrogatoire d’identité :
 
- Le Juge : Quel est votre régime matrimonial ?
- Le prévenu : Euh… Deux fois par semaine, Monsieur le Juge…
 
Meuh non, je n’ai pas l’esprit mal placé… Pfff…
 
Bon, pour la suite, cliquez ici. Bonne marrade à tous !




Malheur à l’Abbaye

21 03 2008

Je suis l’Abbé Résina et j’ai la pénible mission de vous faire part du grand malheur arrivé à l’abbaye.
Mardi soir, pendant que l’abbé Nédictine donnait les dernières grâces, l’abbé Quille perdit l’équilibre dans l’escalier et tomba inanimé dans les bras du Père Iscope.

Les révérends pères, en perdant l’abbé Quille, perdaient leur seul soutien.
Un seul restait joyeux : le père Fide.
Quant à l’abbé Tise, il n’y comprenait rien.
Il aurait bien voulu que le Saint Plet l’aide à comprendre ce qui s’était passé, mais rien n’y fit.
Après l’accident de l’abbé Quille, on alla chercher le Père  Manganate et le Père Itoine, les deux médecins de l’abbaye.
Ils pensaient  ranimer le malheureux, mais leurs efforts furent vains et celui-ci décéda peu après.
Le lendemain fut donc célébré son enterrement.
Chacun fut appelé à l’abbaye par les célèbres cloches du Père Sonnage.
La messe fut dite sur une musique de l’abbé Thoven.
Le père Ocquet fut chargé du sermon et comme il n’y avait pas de chaire, il monta sur les épaules du Père Choir.
A la fin de l’homélie, le Père Cepteur fit la quête et remit les dons ainsi recueillis à notre frère africain, l’abbé N’Pé.
Après la messe, une grande discussion s’engagea pour le transport de la bière :
l’abbé Canne et l’abbé Trave voulaient passer par les champs.
Le Père Clus s’y opposa. L’abbé Casse en fut enchanté.
Le Père San avec sa tête de turc ne voulait rien entendre.
Le Père Vers et le Père Nicieux semaient le doute dans les esprits.
Finalement on décida que, comme à  l’accoutumée, l’abbé Taillière serait chargé du transport du corps du défunt.
Devant la tombe creusée par le Père Forateur et en l’absence du Père Missionnaire, l’abbé Nédiction donna l’absolution.
Le Père Venche et l’abbé Gonia avaient joliment fleuri la tombe.
Celle-ci fut recouverte d’une belle pierre tombale préparée par l’abbé Tonneuse.
Sur le chemin du retour, le spectacle fut déchirant.
Le Père Pendiculaire était plié en deux de douleur et de chagrin.
L’abbé Vitré était lui aussi  plein de larmes.
La Mère Cédès, invitée pour l’occasion, fermait la marche en compagnie du frère du Père Igord.
A l’arrivée, le Père Sil et l’abbé Chamelle préparèrent le repas tout en consultant les livres culinaires du saint Doux.
Le Père Nod et le Père Collateur servirent à boire et chacun put se remettre de ses émotions.

Signé : L’abbé BICI