Coup de gueule

23 06 2009

Monsieur VAUZELLE,
Je suis complètement contre votre idée dictatoriale de vouloir changer le nom d’une région qui est désormais connue comme telle et dont l’abréviation claque comme un coup de mistral. A l’heure de la crise, à l’heure où 450.000 euros sont dispendieusement dépensés en petits fours par nos Seigneurs-Parlementaires à VERSAILLES en un jour, combien coûtera encore en frais de communication votre opération de renommage ? Dans quel but ? Satisfaire votre égo ? Je suis donc résolument contre l’idée d’un changement pour lequel un euro dépensé dans l’intérêt de la collectivité ne serait pas un euro utile. Comprenez une fois pour toutes que les français en ont marre de mettre la main au porte-monnaie pour satisfaire les intérêts de quelques privilégiés. Si vous ne le comprenez pas maintenant, vous le comprendrez douloureusement le jour où nous reviendrons tous aux urnes. Cordialement,





Y’en a marre !

26 10 2008

Ce billet est purement politique, pour une fois dans le Show et l’Effroi. Trève de longs discours, de plaidoyers stériles, de promesses vaines : y’en a marre ! Rachida, tu nous les brises menu-menu, et Sarko… Bin Sarko, voilà pour toi !





Edifiant non ?

15 04 2008
Il me semble qu’il est important de diffuser le plus largement possible ces propos du Ministre de la Fonction publique (sic), rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d’une réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :
 
“Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d’un retraité, c’est presque 75% du coût d’un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème.”
 
“Le grand problème de l’État, c’est la rigidité de sa main-d’oeuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l’escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l’administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelles qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l’État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles.”
 
“A l’heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d’achat a perdu 4,5% depuis 2000.”
 
“Comme tous les hommes politiques de droite, j’étais impressionné par l’adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c’est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques.”
 
“C’est sur l’Éducation nationale que doit peser l’effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l’Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l’Éducation nationale, c’est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c’est plus délicat. Il faudra faire un grand audit.”
 
“Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics. L’hôpital fonctionne bien, l’école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d’une crise majeure – c’est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues.”
 
Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu’ils soient. C’est bien en les fragilisant de l’intérieur (sous effectif, baisse d’investissements etc.) qu’il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l’oeuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.
 
Il est quand même navrant de constater que la qualité du service public est reconnue par des soi-disants “hauts” personnages de l’Etat et par les citoyens, un service rendu à tous, sans distinction de richesse, d’âge, de couleur, de handicap… et que ces mêmes personnages fomentent dans les couloirs sa destruction au détriment encore du citoyen lambda.
 
Ces hommes politiques que nous payons grassement ne sont ils pas eux aussi des fonctionnaires ? des fonctionnaires privilégiés ? Ils sont bien rémunérés par l’Etat ? Pourquoi ne pas les réformer ? Ainsi le parlement se contenterait simplement de députés, on éliminerait le Sénat et ses représentants qui ne servent à rien hormis toucher des grasses indemnités, on alignerait le régime de retraite des parlementaires et autres mandats sur le régime général, pourquoi faire aux autres ce qu’on ne supporterait pas soi-même ? Les économies seraient pléthoriques et directes. Pensons y.