Son frère

24 06 2009

Un bouquin bouleversant, percutant, aussi bref qu’intense, qui vous fait des noeuds dans le ventre, superbement écrit par un Philippe BESSON qui a toujours le mot juste, l’expression qui transporte. Il faut avoir le moral pour accompagner ce narrateur vers la mort de son frère, mais cet ouvrage est une superbe leçon d’amour… Tout au bout de l’île de Ré, à Saint-Clément-des-Baleines, là même où se sont échoués quelques marins malheureux dans ces eaux mauvaises… C’est un bout du monde, théâtre du bout de la vie, celle de Thomas, le frère. Cet être, double du narrateur, qui a vingt-cinq ans et en paraît quatre-vingt-dix, diminué par la maladie. Il se meurt, dans la maison familiale, dans la bâtisse de son enfance, au cœur de l’été. Son frère ou quelque chose comme la mort à l’œuvre, qui s’acharne, sûrement, prend son temps aussi, se laisse désirer, froidement. On s’attend à un engourdissement des membres, une contraction chez cet homme qui vit avec un “risque hémorragique permanent”. Mais non. C’est la “nonchalance, une sorte de vacance, une lenteur, un renoncement dans la chaleur”. Raconté sous forme de journal, dans lequel s’insère un flash-back, long râle plaintif et douloureux de la maladie, Son frère est cet accompagnement à la mort, avec sa part d’injustice et d’incompréhension, un accompagnement poussé par les souvenirs, au creux de la fraternité évoqués sobrement, sans fard, par un narrateur démuni, mutilé





Coup de gueule

23 06 2009

Monsieur VAUZELLE,
Je suis complètement contre votre idée dictatoriale de vouloir changer le nom d’une région qui est désormais connue comme telle et dont l’abréviation claque comme un coup de mistral. A l’heure de la crise, à l’heure où 450.000 euros sont dispendieusement dépensés en petits fours par nos Seigneurs-Parlementaires à VERSAILLES en un jour, combien coûtera encore en frais de communication votre opération de renommage ? Dans quel but ? Satisfaire votre égo ? Je suis donc résolument contre l’idée d’un changement pour lequel un euro dépensé dans l’intérêt de la collectivité ne serait pas un euro utile. Comprenez une fois pour toutes que les français en ont marre de mettre la main au porte-monnaie pour satisfaire les intérêts de quelques privilégiés. Si vous ne le comprenez pas maintenant, vous le comprendrez douloureusement le jour où nous reviendrons tous aux urnes. Cordialement,





Le Groovy’s

2 06 2009

DSC00020 J’ai à nouveau dîné dimanche soir au restaurant le Groovy’s à Sisteron… C’était la 5ème fois que j’allais dans cet établissement que j’aime beaucoup… Un petit restau contemporrain, très design, où la déco moderne (tables qui changent de couleur, sièges rouge vif, diodes électroluminescentes dans les toilettes !) s’intègre parfaitement à une voute de pierres apparentes parfaitement restaurée. Quant au menu, c’est extrèmement copieux, superbement décoré, le chef est un passionné du goût et le rapport qualité prixDSC00026 est excellent. J’y retournerai encore avec beaucoup de plaisir, et si l’envie vous tente, pensez à réserver… Le Groovy’s se situe à Sisteron, dans la rue piétonne qui remonte vers le centre ville depuis le parking du rocher de la Baume, juste après le tunnel du même nom. Vous pouvez joindre cette jeune équipe méritante au 04.92.34.88.04 !





Chroniques de San Francisco

30 05 2009

C’est frais, c’est synthétique, des chapitres courts, percutants, qui s’enchaînent sans ennui… ça se lit vite en toutes circonstances et chaque page est un éclat de rire…

San Francisco et sa fameuse baie, ses tramways cahotant dans les rues en pente, son pont du Golden Gate, compte désormais un monument de plus : le 28, Barbary Lane, une pension de famille tenue par la pittoresque Anna Madrigal qui materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en ont tous bien besoin, car “s’il ne pleut jamais en Californie, les larmes en revanche peuvent y couler à flots”. Ils le savent bien, Mary Ann, venue de Cleveland dans cette ville qui a le don de décoincer les gens, Mona qui vient de perdre son emploi, Michael qui cherche vainement l’homme de sa vie…

Né en 1944 à Washington DC, Armistead Maupin vit à San Francisco depuis 1971. C’est dans un quotidien, le San Francisco Chronicle, qu’en 1976 il a commencé à publier ses chroniques réunies plus tard en six volumes qui ont connu un succès immédiat. Parce que cette comédie humaine, pleine d’humour et de fantaisie, est surtout un plaidoyer contre l’hypocrisie et pour le respect des différences





Fuck you !

22 05 2009

Le 17 mai dernier, c’était la journée internationale contre l’homophobie… A cette occasion, le blog GAYCLIC a créé une superbe vidéo pour dire “Fuck You” à l’homophobie… Ce clip est le condensé de vidéos tournées par les gaycliqueurs (lecteurs dudit blog)… C’est frais, enjoué, bon enfant, ça donne envie de se bouger le popotin… et les participants ont dû beaucoup s’amuser ! Alors j’ai une toute petite envie de saluer l’initiative….